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Association des Chats libres de Gennevilliers

Ce blog collige les grandes et petites histoires de l'association et présente son journal. Il permet également aux internautes de contacter l'association et de laisser des commentaires.

Histoire d'une maman blessée et de ses quatre petits garçons

Histoire d'une maman blessée et de ses quatre petits garçons
Histoire d'une maman blessée et de ses quatre petits garçons
Histoire d'une maman blessée et de ses quatre petits garçons
Histoire d'une maman blessée et de ses quatre petits garçons

On m'appelle Minette mais comme tous les chats, je ne vous dirai pas mon vrai nom...

Vous pouvez lire toute mon histoire ci-dessous mais voici mes dernières nouvelles : j'ai retrouvé ma première fille et je suis devenue une chatte libre, comme elle! c'est-à-dire : stérilisée, identifiée et vaccinée et je suis revenue dans mon territoire (voir les photos).

Avant, je vivais dans la cave d'un des derniers pavillons habités du quartier, avant d'emménager à l'arrière d'un pavillon condamné déjà lui, pour démolition. Je vais vous raconter mon histoire.

Je mangeais matin et soir dans le resto-chat propre et bien rempli par les nourriciers bénévoles de l'association des chats libres de Gennevilliers. Je les connais bien. Je m'approche d'eux et parfois, je me laisse caresser. Mais attention! je suis sauvage! et je n'étais pas encore stérilisée car je ne me laissais pas attraper. J'étais toujours accompagnée de ma fille, une toute noire, comme moi. Je me suis retrouvée à attendre des bébés, encore une fois et à chaque fois, il était trop tard pour m'attraper. En effet, je me cachai pendant plusieurs jours, je changeai mes horaires et quand je revenais, toute mince, personne ne trouvait mes petits donc hors de question de m'attraper car cela aurait entraîner la mort des nouveaux-nés par déshydratation et froid. Le temps que je les allaite et qu'ils soient sevrés, j'étais de nouveau prise! Un jour, des carreaux ont été mis aux soupiraux de la cave puis cassés, un vrai danger pour les chats qui allaient et venaient. Des gens sont venus, ont fait plein de bruit et j'ai dû prendre mes petits un à un pour les emporter dans le pavillon accolé. Ce dernier au moins, n'était pas habité. Cependant, je me suis à moitié égorgée sur les carreaux cassés de la cave. J'ai continué mon travail de maman mais mes nourriciers ont remarqué ma mauvaise blessure et se sont alarmés. Malgré que j'allaitais encore mes petits et qu'ils ne savaient pas où ils étaient, devant mon état qui empirait, une autre bénévole de l'association et une amie à elle, sont venues m'attraper. J'étais tellement faible que cela leur a été facile. Il était temps. Mon cou était gangréné et à un jour près j'allais mourir. J'ai été soignée au dispensaire de la SPA à Paris et du coup, stérilisée. La suite, je n'étais pas là mais on m'a raconté.

C'est mon plus petit qui a alerté et guidé les bénévoles : il n'a pas arrêté de me réclamer d'un petit miaulement désespéré mais continu. Franchissant des barrières, plusieurs bénévoles ont ainsi réussi à trouver mes quatre adorables bébés, quatre garçons, deux noirs et deux gris. Vous pouvez les voir sur la photo. Ils étaient restés toute une nuit glaciale sans moi et ils ont tété plusieurs biberon de lait pour chat en une journée!

Nous nous sommes donc retrouvés tous les cinq dans une famille d'accueil, bien au chaud, bien nourris et aimés. J'ai repris l'allaitement dans la nuit de mon retour, après 3 jours à me remettre de tous ces évènements. Pendant ces 3 jours, c'était agréable de voir tous ces bénévoles se laver soigneusement les mains et donner le biberon à mes bébés qui ronronnaient et engloutissaient le lait tiède.

Ils ont grandi vite. Moi, je suis me socialisait peu à peu au point sortir de ma cachette pour manger dès que la gamelle était posée mais pas au point d'être domestiquée!

Trois de mes petits ont trouvé une famille aimante : un petit gris est parti dans une nouvelle maison, mes deux petits noirs sont partis ensemble à la campagne, leur famille humaine préférant ne pas les séparer. Entre temps, j'avais adopté moi-même un autre bébé. Il est tigré et dès qu'on me l'a présenté, je l'ai lavé et je l'ai laissé téter. On s'entendait tous très bien. Lui aussi à trouver une famille mais la famille de mon second petit gris n'en a pas voulu car il pleurait trop. Pendant ce temps, pour moi, restée sauvage au point de grogner à chaque fois qu'on m'approchait de trop près, mes saveurs m'ont libérée dans mon territoire non sans m'avoir fait revoir le vétérinaire pour mon rappel de vaccin et le contrôle de la cicatrisation (parfaite) de mes blessures.

Mon dernier petit gris est toujours à adopter.

Si vous avez lu les premières lignes, vous savez où je suis et avec qui.

Nous souhaitons à Mimette et à sa fille Mimine, une très longue et heureuse vie dans la ville de Gennevilliers.

Histoire d'une maman blessée et de ses quatre petits garçons
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